Parce que vous le méritez, Je n'ai que la vérité, En échange de l'amour que vous me portez. Uniquement pour ceux qui m'aiment réellement, Pleurent en écoutant mes chansons. Ceux qui me défendent comme si nous étions du même sang, Ceux qui dans leurs c½urs ont pour moi de la compassion, A ceux qui me devinent, peuvent déceler mon mal-être, Percevront les nuances et les sens cachés dans chaque lettre. A ceux qui j'ai décris, A ceux que j'ai écris, Comme si mes mots étaient les leurs, à ceux que j'ai guéri, A ceux que j'ai aidé, A ceux que j'ai défendu, Ceux pour qui j'ai plaidé, Ceux que j'ai toujours prétendu, Représenter A ceux que j'ai porté, renforcé, transporté. Réconforté, quand ils n'avaient que mes mots pour les abriter. Aux infirmes du bonheur à qui mes textes servent de béquilles Aux inconnus qui me considèrent comme un membre de la famille Ceux qui m'ont fais une place, dans leurs c½urs, dans leurs vies, Je n'aurais que deux choses, à dire j'ai honte et merci. J'ai honte de ne pas être, celle que vous admirez, Je ne serais jamais uniquement, celle qui vous espérez, En moi y'a de l'amour, Mais en moi y'a de la haine, En moi y'a de la peine Et il me reste un peu d'humour, En moi y'a de la tendresse, mais je peux être une brute, Dans ma bouche y'a de la sagesse mais y'a parfois des insultes. Mes ennemis ignorent de quoi je suis capable, Je suis sur les ailes de la colombe, mais mon équilibre est instable. Y'en a trop qui prennent mon honneur pour une serpillère, Je patiente, Mais ma part d'ombre en attente, A de quoi les faire taire. T'as pas idée de ce qu'elle me murmure, Du sang sur les murs et des larmes sur les figures.En lutte avec moi même comme kamel je résiste,Je vis avec la crainte que ma lumière se désiste. Je vis avec la crainte qu'il me pousse à bout,Que je gâche tout sur un seul coup, Leur vie est la mienne même sur un seul doute.C'est pourquoi je dois partir, Avant que je ne vois tout ce que j'ai construis se détruire.De toute façon ici je suis toujours stressé, je me sens comme oppressé,Je n'ai jamais le temps pour rien je suis toujours pressé.Anxieux et tourmenté je vis dans l'angoisse, j'angoisse Et je sais même plus qui je dois voir, quand je me regarde dans une glace. Comme une bougie je vous ai éclairés,Seulement en même temps je me suis consumé.Ça t'étonne, mais je ne savoure même pas le succès.Et tu peux trouver ça étrange tant que tu ignores ce que je sais.Ta qu'à observer les êtres humains, tu constateras qu'ils meurent tous, T'as beau amasser des biens, forcément un jour tu laisses tout.J'ai beau regarder l'avenir, je vois que des tombes à l'horizon,Donc il est temps que je m'exile, parmi les hommes de raison.Ici les gens sont faux, fous, fourbes, travestissent les valeurs, Considèrent le pire comme le meilleur.Chut juste un instant, Laisse moi prendre du recul pour mieux reprendre de l'élan.Que je souffre, que je m'ouvre, que je me retrouve. Peut être même que je me découvre. .
K . J .